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At the foot of majestic trees, we are all children of the world

By Milena Buziak with the collaboration of Emily Marie Séguin and Marie-Hélène Massy Emond

G’ZAAGIIN maleńki – Je te promets une forêt is an immersive theatrical and musical performance for toddlers (18 months to 5 years old) and their families. Since 2021, we have been performing it in parks and forests, as well as in theaters, around Canada. It was born from the encounter between Emily Marie Séguin, an actor and musician of Franco-Aanishinaabe descent (one of Canada’s Indigenous nations), Marie-Hélène Massy Emond, a cellist and performer from Abitibi (in northern Quebec), and myself, a Canadian stage director emigrated from Poland. This encounter is present throughout the performance and all the way to the title itself, which combines our three languages to mean I love you little one – I promise you a forest. What binds us is the need to create a fairer, greener, more hospitable world for humans, plants and animals.

In the beginning, we were inspired by the Medicine Wheel based on the Anishinaabeg teachings that Emily received from her community. Among these, we focused on the cycles of the seasons, the cycles of life, and the elements, which are common to our different cultures. Our score and our dramaturgy were constructed through improvisation, in the form of a spiral in five movements, from one spring to the next. Through this journey, we find the Other, the community, the life that surrounds us. The final song shared with the audience allows us to believe in rebirth.

G’zaagiin maleńki – Je te promets une forêt, photo Christian Leduc

Some of the teachings of the Medicine Wheel also allowed us to address complex and sensitive topics such as assimilation, colonization, appropriation, identity, language, and intergenerational trauma with sensitivity, love and patience. These discussions fuelled our improvisations and our process. And when this became too heavy, we went out to listen to the forest and sing with wild geese.

A process rooted in a fertile territory

We created the show through several artistic residencies.
We come from different places and Anishinaabe Aki, the unceded territory of the Anishinaabeg people, became the cradle of our project, always in the spirit of cohabiting with nature and the living world, visible and invisible, of walking with tenderness on the back of the Earth.

We stood in silence to listen to the sounds of nature.
We sang and made noise with her.
We explored, with total freedom, the theatrical and musical possibilities of organic matter, snow, water, our voices and instruments.
Play the bow on the drum and a whale appears!
Whistle into the cello? An icy wind rises!

We opened our trio to other creators and to different communities, notably the Anishinaabeg present in Kianawit.
Over shared meals, shared fires and shared songs, we passionately discussed our political and social concerns, our differences and similarities, and what it means to “promise a forest” to children.
We invited small groups of children and families for work-in-progress performances to refine the play and get a feel for our young audience.
We also shared our favourite spots for gathering mushrooms and Labrador tea.

G’zaagiin maleńki – Je te promets une forêt, photo La Maison Théâtre

A performance that sparks connexions

With all of this, we have created a show open to everyone, all music and sound, where children and their parents are an integral part of the adventure, no matter where they come from.

They ARE the forest with us.
Together, we listen to each other, we respond to each other, at the level of each person’s experience.
Together, we are the soundscape of this forest, unfolding a universe teeming with sounds, images and sensations, an imaginary space that gives no answers, no lessons, but opens up the possibilities, because that’s what it’s all about when we take the crazy gamble of promising a forest to the future generations.

While the show has no text, all of this is present in subtext through the music, gestures, and presences. We believe it is our responsibility as artists, as adults, despite the uncertainty, to commit to the future and to carry this promise of a forest and community like a flag, an offering, a prayer.

Listen to an excerpt from the album based on the play: https://ambiances-magnetiques.bandcamp.com/track/p-nocna-melodia


G’zaagiin maleńki – Je te promets une forêt, photo Christian Leduc


Milena Buziak

Founder and director of the company Voyageurs Immobiles, Milena Buziak takes pleasure in inviting people from all walks of life, cultures and identities to her creative table. In her productions, she looks for moments of resonance, echoes, and divergences, through which each person weaves the links between his or her experience, the artistic proposal and the ephemeral community formed during the performance.

Information about the play

G’ZAAGIIN maleńkiJe te promets une forêt

Voyageurs Immobiles, Cie de création, in coproduction with the National Arts Centre’s French Theatre (Ottawa, Canada) and with the support of la Maison Théâtre (Montreal, Canada) and the City of Val-d’Or (Canada).

Creation Emily Marie Séguin, Marie-Hélène Massy Emond, Milena Buziak
Stage direction Milena Buziak
Composition and interpretation Emily Marie Séguin and Marie-Hélène Massy Emond 
Set and Lighting design Chann Delisle (Prix Rideau Award : Design of the year, 2022)
Technical direction David Perreault Ninacs
Invited artists François Lachapelle, JF No, David Perreault Ninacs
Touring technical direction and interpretation Emmanuel Cognée

G’zaagiin maleńki – Je te promets une forêt, photo Jonathan Lorange
Au pied des arbres majestueux, nous sommes tous les enfants du monde

Au pied des arbres majestueux, nous sommes tous les enfants du monde

G’ZAAGIIN maleńki Je te promets une forêt est un spectacle théâtral et musical immersif pour les tout-petits (18 mois à 5 ans) et leurs familles. Depuis 2021, nous le jouons dans des parcs et des forêts, comme en salle de spectacle, à travers le Canada. Il est né de la rencontre entre Emily Marie Séguin, comédienne et musicienne d’origine franco-anishinaabe (une des nations autochtones du Canada), la violoncelliste et performeuse d’Abitibi (au nord du Québec) Marie-Hélène Massy Emond, et moi même, metteure en scène canadienne émigrée de Pologne. Cette rencontre est présente à travers le spectacle et jusqu’au titre qui mélange nos trois langues pour dire Je t’aime mon tout petit – je te promets une forêt. Ce qui nous lie, c’est le besoin de créer un monde plus juste, plus vert, plus habitable, autant pour les humains que pour les plantes et les animaux.

Au début, nous nous sommes inspirées de la Roue de médecine d’après les enseignements anishinaabeg qu’Emily a reçus de sa communauté. Parmi ceux-ci, nous nous sommes attachées aux cycles des saisons, aux cycles de la vie et aux éléments, communs à nos différentes cultures. Notre partition et notre dramaturgie se sont construites par des improvisations, en forme de spirale en cinq mouvements, du premier printemps au printemps suivant. À travers ce parcours, nous retrouvons l’Autre, la communauté, le vivant qui nous entoure. Le dernier chant partagé avec le public nous permet de croire à la renaissance.

Certains enseignements de la Roue de médecine nous ont aussi permis d’aborder avec délicatesse, amour et patience des sujets complexes et sensibles comme l’assimilation, la colonisation, l’appropriation, l’identité, la langue et le traumatisme intergénérationnel avec délicatesse, amour et patience. Ces discussions ont nourri nos improvisations et notre processus. Et lorsque cela devenait trop lourd, nous sortions écouter la forêt et chanter avec les outardes.

Un processus enraciné dans un territoire fertile

Pour créer le spectacle, nous avons fait plusieurs résidences de création.
Nous nous sommes retrouvées dans des lieux de répétition, mais aussi dans diverses forêts pour nous connecter avec notre matière créative première.
Nous venons de différents endroits et Anishinaabe Aki, le territoire non cédé des peuples anishinaabeg, est devenu le doux berceau de notre projet, toujours dans l’esprit de cohabiter avec la nature et le vivant, visible comme invisible, et de marcher avec tendresse sur le dos de la Terre.

Nous avons fait silence pour écouter l’énergie de la nature. Nous avons fait du bruit avec elle.
Nous avons exploré, avec une liberté totale, les possibilités théâtrales et musicales de la matière organique, de l’eau, de la neige, de nos voix et instruments.
Jouer l’archet sur le tambour, ça fait surgir des baleines !
Siffler dans le violoncelle ? Un vent glacial se lève!

Nous avons ouvert notre trio à d’autres créateurs et créatrices et à différentes communautés, notamment les Anishinaabeg présents à Kianawit.
Autour de repas partagés, autour de feux et autour de chants, nous avons discuté passionnément de nos préoccupations politiques et sociales, de nos différences et similarités, de ce que ça implique de « promettre une forêt » aux enfants.
Nous avons offert à de petits publics invités des représentations expérimentales afin de peaufiner le travail et de prendre le pouls de nos jeunes spectateurs.
Nous avons aussi échangé nos lieux de cueillette préférés, de champignons et de thé du Labrador.

Un projet qui crée des liens

Avec tout cela, nous avons créé un spectacle convivial, tout en musique et en sons, où les enfants et leurs parents font partie intégrante de l’aventure.
Ils SONT la forêt avec nous.
Ensemble, nous nous écoutons, nous nous répondons, à la hauteur du vécu de chacun et chacune.
Ensemble, nous sommes le paysage sonore de cette forêt.
Nous déployons un univers foisonnant de sons, d’images et de sensations, un espace imaginaire qui ne donne pas de réponses, pas de leçons, mais qui ouvre sur les possibles. Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit, lorsqu’on fait le pari fou de promettre une forêt aux générations futures.

Alors que le spectacle est sans parole, tout cela est présent en sous-texte à travers les musiques, les gestes et les présences. Nous croyons que c’est notre responsabilité d’artiste, d’adulte, malgré l’incertitude, de nous engager envers l’enfance et de porter cette promesse de forêt et de communauté tel un drapeau, une offrande, une prière.

Écoutez un extrait de l’album musical basé sur la pièce : https://ambiances- magnetiques.bandcamp.com/track/p-nocna-melodia



Milena Buziak

Fondatrice et directrice de la compagnie Voyageurs Immobiles, la metteure en scène Milena Buziak prend plaisir à convoquer à sa table de création des gens de tous horizons, cultures, identités. Dans ses créations elle cherche des moments de résonnances, d’échos, de divergences, à travers lesquels chaque personne tisse les liens entre son expérience, la proposition artistique et la communauté éphémère composée le temps d’une représentation.

Informations autour du spectacle

G’ZAAGIIN maleńki Je te promets une forêt

Une production de Voyageurs Immobiles, Cie de création, en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts, avec le soutien de la Maison Théâtre et de la Ville de Val-d’Or.

Création Emily Marie Séguin, Marie-Hélène Massy Emond, Milena Buziak
Mise en scène Milena Buziak
Composition et interprétation Emily Marie Séguin et Marie-Hélène Massy Emond
Scénographie et éclairages Chann Delisle
Direction technique David Perreault Ninacs
Créateurs invités François Lachapelle, JF No, David Perreault Ninacs
Direction technique, interprétations et régie de tournée Emmanuel Cognée